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Journée internationale de lutte pour les droits des femmes le 8 mars à 13h30, république à Rennes

dimanche 8 mars 2020

En août 1910, à la IIe conférence internationale des femmes socialistes, à Copenhague, Clara Zetkin, propose le principe d’une mobilisation des femmes « en accord avec les organisations politiques et syndicales du prolétariat dotées de la conscience de classe ». La notion de lutte de classes est essentielle, car cette journée de mobilisation devait exclure toute alliance avec « les féministes de la bourgeoisie ».

Le 25 mars 1911, année de la première journée, dans un atelier textile de Triangle Shirtwaist à New York un incendie tue 140 ouvrières, dont une majorité d’immigrantes italiennes et juives d’Europe de l’Est, enfermées à l’intérieur de l’usine. Cette tragédie, liée à l’exploitation des femmes ouvrières, a un fort retentissement et est commémorée par la suite lors des Journées internationales des femmes qui font alors le lien entre lutte des femmes et mouvement ouvrier

La journée du 8 mars sera retenue par la suite comme journée internationale de lutte pour les droits des femmes. En 2017, les féministes argentines ont appelé à une grève mondiale afin de montrer que lorsque les femmes cessent de travailler, le monde cesse de tourner.

Cette année, la décision a été prise non seulement d’arrêter les travaux ménagers et de boycotter les commerces, mais aussi d’arrêter le travail rémunéré, car le travail est le lieu où les inégalités économiques sont les plus visibles. La lutte contre le patriarcat passe par la lutte contre le capitalisme sans s’y réduire.

La date emblématique de cette année tombe un dimanche, mais ce n’est pas une raison pour annuler la grève. Au contraire ! au-delà de la réalité de tout le travail invisible et ingrat des femmes à la maison, nous sommes celles qui supportons le poids du travail à temps partiel le dimanche et des horaires flexibles, que ce soit dans la restauration, le nettoyage des bureaux et des hôtels, en tant que professionnelles de l’aide à domicile, de la santé, dans les soins aux personnes âgées, ou comme caissières et vendeuses.

À l’échelle mondiale, les femmes représentent 70% du personnel du secteur de la santé (1). Quatre fois plus de femmes que d’hommes travaillent à temps partiel (2), ce qui signifie qu’en moyenne nos salaires sont inférieurs de 16% au salaire moyen des hommes (3). Cette discrimination nous affecte également quand il s’agit de calculer nos pensions de retraite qui, par conséquent, sont considérablement inférieures à celles des hommes.

NOUS SOMMES LES GRANDES PERDANTES DE LA REFORME DES RETRAITES A POINT

Nous sommes celles qui perdons notre emploi lorsque nous annonçons une grossesse à nos patrons ou la naissance d’un bébé, sans parler des violences sexistes qui touchent majoritairement les femmes, causant des risques socio-professionnels en augmentation constante.

(1) Genre et égalité dans la main-d’œuvre, analyse de 104 pays, OMS, mars 2019

(2) Différence entre les sexes dans l’emploi à temps partiel, OSDE, 2018.

(3) Gender Gap Pay, Eurostat, 2017

La journée du 8 mars débutera à 13h30 à République pour une manifestation et se continuera à l’Hôtel- Dieu 16h, avec des ateliers, la présence de collectifs et d’association pour se terminer par des concerts

LE PROGRAMME : www.facebook.com/NousToutes35

http://www.cnt-f.org/ul.rennes/jour...

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